jeudi 30 septembre 2010

Ce que je sais de Vera Candida - Véronique Ovaldé

J'ai acheté ce bouquin sans grande conviction. Il y avait une promotion à France Loisirs sur les livres des éditions Piment, alors j'ai demandé à la vendeuse de me conseiller. Ce livre faisait parti de la sélection alors j'me suis lancée. J'ai eu un peu de mal a entrer dans l'histoire, puis plus je tournais les pages, plus j'étais entraînée dans l'histoire. Celle de 3 générations de femmes, vivant sur une petite île imaginaire d'Amérique latine,Vatapuna, dont le destin sera similaire, jusqu'à ce que Vera Candida décide de briser le mauvais sort qui semble planer sur sa famille en quittant son île natale.

Le style d'écriture de Véronique Ovaldé est d'abord un peu déroutant. Puis on s'y adapte très vite et on se rend compte qu'il colle parfaitement au rythme de l'histoire. A la fois légère, vive et chaleureuse, un peu à l'image des personnages. Avec des dialogues qui ne se différencient pas du récit, qui donne un peu l'impression de ressentir la chaleur étouffante de l'Amérique latine, mais aussi l'étouffement psychologique que peuvent ressentir les héroïnes du roman. En somme, une bonne surprise que la découverte de ce livre, qui me donne envie de me pencher de plus près sur les précédents romans de Véronique Ovaldé, notamment "Et mon coeur transparent" dont j'ai beaucoup entendu parler.
Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé.
"De toute façon elle décréta qu'il ne lui plaisait pas: il était trop grand et n'était pas assez vieil homme pour lui faire le moindre effet- sa grand-mère Rose Bustamente disait toujours qu'il fallait se choisir un homme beaucoup plus âgé que soi "parce qu'ils en ont fini avec leurs problèmes et peuvent ainsi s'occuper des tiens", elle ne disait jamais ce que les femmes de Vatupuna répétaient sans cesse, qu'elles attendaient d'un homme qu'il soit travailleur, qu'il les aime et les respecte, parce que, quand elle entendait ça, Rose Bustamente levait les yeux au ciel, haussait les épaules et s'exclamait, Autant espérer une pluie d'or du cul d'un âne."

1 commentaires:

ulije a dit…

J'en ai déjà entendu parler, je l'ai noté sur ma liste de livres à acheter, tu me conforte dans mon choix!

 
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