jeudi 16 septembre 2010

Une forme de vie - Amélie Nothomb

Sur mon retour de Belgique, quand j'ai changé de train à Paris, je suis tombée sur le nouveau Nothomb au Point Relais. Comme j'avais 2 heures de battement entre les deux correspondances, et encore 3 heures de train qui m'attendaient, j'en ai fait l'acquisition. Et je l'ai encore lu en quelques heures. Je ne sais pas vraiment que penser de ce livre qui aborde plusieurs thèmes assez importants, dont certains me touchent, de manière épistolaire. On pourrait se demander quels rapport il peut y avoir entre l'obésité, la guerre en Irak et la relation de l'auteure avec le genre épistolaire. Et bien la réponse se trouve dans "Une forme de vie". Et elle risque de vous surprendre. L'histoire en elle-même ne m'a pas convaincue outre-mesure, bien que le dénouement soit quelque peu surprenant. Amélie sait encore nous mener en bateau. Mais il y a quelques passages, quelques tournures de phrases, quelques paragraphes, qui sont juste grandioses. Et je crois que c'est le cas dans beaucoup de ses oeuvres, c'est la raison pour laquelle je continue à la lire. Malgré tout ce qui se dit sur elle et sur la perte de son talent. Je reste persuadée qu'un jour, elle va nous sortir un putain de roman et tous ceux qui ne croyaient plus en elles reviendront en disant que finalement, même le reste n'était pas si mal. Bref, là n'est pas la question. Ce roman m'a donné plusieurs fois à réfléchir, à me comparer, à me dire qu'effectivement les choses sont ainsi faites. Surtout dans tout ce qui touche à l'écriture, aux lettres, aux mots. Bien plus encore que ce qui concerne l'obésité, ou la guerre en Irak. Je crois qu'il faut que je relise ce roman à tête reposée. Pour avoir un véritable avis dessus. Car là tout de suite, je ne saurai dire où je me situe vis-à-vis de lui. Ni même si je vous le conseille ou pas. Je vous laisse quand même avec un synopsis et une jolie citation :)

Quotidiennement sollicitée par du courrier de ses lecteurs, Amélie va un jour tomber sur une lettre inattendue... Un G.I coincé en Irak l'appelle au secours pour tenter de survivre dans cette drôle de guerre. Pour se rebeller, ce white trash se goinfre de junk-food, arborant sa graisse comme une amoureuse enveloppante. Mue par son instinct de Saint-Bernard, l'écrivain lui répond en lui parlant de body-art. S'ensuit une relation épistolaire étrange...

« Les gens sont des pays. Il est merveilleux qu’il en existe tant et qu’une perpétuelle dérive des continents fasse se rencontrer des îles si neuves. Mais si cette tectonique des plaques colle le territoire inconnu contre votre rivage, l’hostilité apparaît aussitôt. Il n’y a que deux solutions: la guerre ou la diplomatie. »

1 commentaires:

Loyfa a dit…

Je ne sais pas encore si je vais lire ce livre... Pour le moment il ne m'attire pas plus que ça.
Avec Amélie Nothomb c'est tout l'un ou tout l'autre chez moi : soit j'adore et je dévore, soit je n'accroche pas du tout...

 
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